Fertilité

Pour le sens commun, la fertilité sert à désigner à la fin du XX e siècle la capacité des personnes, des animaux ou des plantes à produire une descendance viable et abondante.


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Définitions :

  • Qualité de ce qui est fertile; Capacité de pouvoir se reproduire, de faire des enfants, pour un individu, pour un couple; Capacité à faire des ... (source : fr.wiktionary)
  • capacité pour un couple à concevoir, c'est-à-dire de débuter une grossesse. (source : procreationmedicale)
  • Même chose que la fécondité mais sur une période d'un temps donné. C'est la capacité physiologique d'un couple à la procréation d'enfant. (source : creavie)
Pour la fertilité des isotopes en physique nucléaire, voir Isotope fertile

Pour le sens commun, la fertilité sert à désigner à la fin du XXe siècle la capacité des personnes, des animaux ou des plantes à produire une descendance viable et abondante. Le terme était le plus souvent appliqué aux femmes, ou aux femelles des animaux, mais s'appliquent de plus en plus aux sujets mâles, au fur et à mesure des progrès dans la vision des mécanismes de la reproduction et de la meilleure connaissance du rôle de l'homme ou du mâle. Un couple dit fertile est un couple qui a débuté une grossesse après moins d'un an de rapports sexuels non protégés au cours de la période fertile. Un couple qui a besoin qui plus est d'un an est reconnu comme infertile, et un couple qui a besoin de l'assistance à la procréation médicalement assistée est reconnu comme stérile[1][2]. L'indice de fertilité mesure en démographie le nombre d'enfants par femme.

Par extension, le terme de fertilité peut s'appliquer aux pâturages, aux plantes, au sol (fertilité du sol) ou au paysage, ainsi qu'à l'esprit humain.

Histoire du mot

Le mot provient du latin fertilitas. À partir de 1606, l'Académie française n'utilise le mot qu'associé à la terre ainsi qu'à l'esprit. Le Dictionnaire de l'Académie française, dans sa 8e édition (1932-1935) n'évoque toujours pas la qualité du spermatozoïde ou de l'ovule, ni la santé reproductive, la fertilité n'étant définie que comme «la qualité de ce qui est fertile», la «fertilité d'une terre» étant l'unique exemple donné, l'autre concernant à propos de l'esprit, la fertilité de l'imagination. Au XVIIIe siècle, le Dictionnaire critique de la langue française[3] estime que le mot fertilité ne devrait concerner que la terre et les plantes et que, pour les animaux, on devrait dire fécondité. Ses explications laissent entendre que la fécondité serait plutôt liée à la nature, la fertilité tenant plus de l'art (sic), ce qu'évoquent les citations suivantes : «La chaleur du soleil, la pluie du ciel fécondent la terre ; le labour, les engrais la fertilisent». «Un esprit, heureusement né, peut être fécond en grandes idées : un esprit naturellement moins fécond, peut devenir fertile par la culture, l'étude et le travail».

Santé reproductive

La fertilité humaine dépend de facteurs de nutrition, des comportements sexuels, de la culture, de l'instinct, de l'endocrinologie, du facteur temps, de l'économie, du mode de vie et des émotions. La fertilité animale n'est pas moins complexe, et peut présenter des mécanismes surprenants.

La fertilité des mammifères et des autres espèces animales peut être affectée par certains polluants, ou perturbateurs endocriniens[4], qui peuvent être facteurs directs ou indirects de délétion de la spermatogenèse ou des ovules, ou perturbant tout ou partie du cycle de la reproduction à cause de leur toxicité pour l'ovule, l'embryon, le fœtus ou parce qu'ils interfèrent avec les processus biologiques nécessaires au bon déroulement de la grossesse ou de la production des œufs. Ces phénomènes sont mal compris et sont certainement liés à des cocktails de polluants (synergies, potentialisation). La production moyenne de spermatozoïde ne cesse de décroître dans les pays riches et au rythme des 30 dernières années, en 2070, si le déclin devait se poursuivre, la production moyenne de spermatozoïde sera proche de zéro[5].

Ontogenèse et séquelles de développement : La quantité et qualité des spermatozoïdes dépend fortement de la qualité des tubes séminifères qui contiennent les cellules germinales et les cellules de Sertoli. Ils se mettent en place chez l'embryon et se développeront sous l'effet de la testostérone. L'exposition du fœtus ou de l'embryon à certains toxiques (uranium par exemple) ou perturbateurs endocriniens peut affecter ce processus, de manière irréversible pour le futur adulte.
La sous-fertilité masculine peut surtout être induite par une exposition excessive au mercure (par exemple consommé avec d'avantage de quatre repas de poisson par semaine à Hong-Kong ; les consommateurs qui avaient des taux de mercure plus élevés dans les cheveux étaient les plus touchés (avec aussi des problèmes de peau et des autismes plus habituel chez les enfants qui ont les plus haut taux de mercure mesuré dans le sang, les cheveux et l'urine) [6].
Les amérindiens d'Aamjiwnaang, dans une réserve localisée au cœur de la «chemical valley» du Canada, exposés au mercure, dioxines, HCBs ou PCBs connaissent une modification du sex ratio de leurs enfants : Constanze MacKenzie, de l'université d'Ottawa, a montré que le ratio à l'apparition est passé d'un garçon pour une fille en 1984 à un garçon pour deux filles en 1999. En outre, le taux de fausses couches est de 39 % contre 25 % généralement et 23 % des enfants de moins de 16 ans souffrent d'ADHD (hyperactivité avec déficit d'attention), au lieu de 4 % généralement.

Les biologistes désignent par le mot fitness les chances de reproduction réussie (par exemple exprimées par une probabilité, ou par le pourcentage des jeunes qui survivront jusqu'à la maturité sexuelle et qui seront en mesure de se reproduire).

Variations temporelles de la fertilité féminine

Au contraire de l'homme qui est fertile chaque jour, la femme n'est fertile que quelques jours par mois. Cela correspond à la «période fertile». La femme ovule généralement une seule fois par mois (dans le cas de plusieurs ovulations, celles ci ont lieu sous 24h), à la fin de la phase folliculaire. La période durant laquelle un rapport peut être fécondant dure de 5 à 8 jours suivant les couples, le reste de son cycle, la femme est non-fertile. L'un des moyen qui sert à suivre le niveau de fertilité de la femme est la courbe de température.

Variations temporelles de la fertilité masculine

Le taux de reproduction de l'homme était mal connu chez les plus de 50 ans, car leur compagne - à ce même âge - ne fait plus d'enfants à cause de la ménopause. Ce taux a été étudié selon l'âge, au Canada, à partir de données démographiques du 18ème siècle (époques où la majorité des produits chimiques de synthèse actuellement accusés de porter atteinte à la fertilité masculine n'existait pas). Cette étude a porté sur la fécondité, durant 5 ans (1640 à 1775), de 29 000 couples de cette époque; 1350 de ces hommes échantillonnés avaient plus de 40 ans avec une femme de moins de 30 ans, à une époque où le remariage des veufs était systématique même après 50 ans avec des femmes plus jeunes. A cette époque, les plus de 50 ans avaient en moyenne une fécondité correspondant à 90% de celle des hommes de moins de 30 ans (2, 5 enfants contre 2, 8). Ce pourcentage était toujours de 80% pour les 60 ans et plus (2, 2 enfants en moyenne), pour ensuite rapidement baisser. [7]

Fertilité en agriculture

Le notion de fertilité est importante dans le domaine de l'agriculture, que ce soit pour la fertilité des animaux, celle des plantes ou celle du sol.

Voir aussi

Bibliographie

Dispositif hormonal
Malformations et anomalies
Cancers
Médecine et recherche
Divers

Dispositifs et organes du corps humain

Liens externes

Notes et références

  1. Definition and prevalence of subfertility and infertility. Hum Reprod. 2005 May;20 (5)  :1144-7. Epub 2005 Mar 31.. Gnoth C, Godehardt E, Frank-Herrmann P, Friol K, Tigges J, Freundl G. Center for Family Planning, Gynæcological Endocrinology & Reproductive Medicine Grevenbroich, Heinrich-Heine University of Duesseldorf, Germany.
  2. http ://www. duofertility. com/fr/ma-fertilit/informations-m-dicales/qu-est-ce-qu-est-l-infertilit. html
  3. Jean-François Féraud, Dictionnaire critique de la langue française, Marseille, Mossy 1787-1788
  4. Perturbateurs endocriniens et santé humaine (Luc Multigner (INSERM), Rencontres scientifiques de l'Agence de l'Eau Artois-Picardie, 23 nov 2006, Villeneuve d'Ascq, France)
  5. voir Pesticides, le piège se referme, de François Veillerette, Édition Terre vivante, 2002
  6. L. Zhanga and M. H. Wong, a, "Environmental mercury contamination in China : Sources and impacts ", Croucher Institute for Environmental Science and Department of Biology, Hong Kong Baptist University, Hong Kong, PR China, reçu le 23 Mars 2006; mis en ligne par Environment Mondial, Volume 33, Issue 1, January 2007, Pages 108 à 121 le 17 aout 2006.
  7. Frédéric Payeur, étudiant en démographie, université de Montréal, repris par l'ambassade de France au Canada (bulletin 335 de l'ambassade de France au Canada)

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