Ménopause

La ménopause, du grec méno, règles et pause, arrêt, nommée aussi âge climatérique, est l'arrêt des règles. Lors de la ménopause la femme ne possède plus suffisamment de follicules car ceux-ci ont été soit utilisés pour le cycle ovarien soit...


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Physiologie de l'appareil génital féminin - Psychiatrie féminine

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Définitions :

  • Dernière menstruation, en moyenne à l'âge de 51 ans, quand les ovaires ne sont plus capables d'amener des ovules à maturité. (source : chuv)
  • Période génitale caractérisée par l'arrêt des règles, et correspondant à l'interruption de l'activité ovarienne.... (source : sophie.jolliton)
  • Age marqué par l'arrêt de la fonction ovarienne, qui correspond le plus fréquemment à l'épuisement de la réserve des follicules ovariens (source : ac-grenoble)
Ménopause
CIM-10 : E28.3, N95.1

La ménopause, du grec méno, règles et pause, arrêt, nommée aussi âge climatérique, est l'arrêt des règles. Lors de la ménopause la femme ne possède plus suffisamment de follicules car ceux-ci ont été soit utilisés pour le cycle ovarien soit les cellules folliculaires ont dégénéré par le phénomène d'atrésie folliculaire. On la divise en plusieurs étapes :

La ménopause survient en moyenne à l'âge de 51 ans en France.

Période qui commence quand la fréquence des cycles diminue (spanioménorrhée) et que la FSH commence à s'élever.

Période qui englobe la préménopause et qui se termine 1 an après les dernières règles.

Les œstrogènes et la progestérone sont des hormones stéroïdes qui possèdent des récepteurs cellulaires, localisés à la surface des cellules hypophysaires surtout, et qui réagissent par rétro contrôles pour maintenir le taux d'hormones ovariennes autour d'une valeur stable. C'est une période de dépression des ovaires qui entraine soit une insuffisance en progestérone seule soit accompagnée d'une insuffisance en œstrogènes. Dans ce dernier cas il existe une aménorrhée (absence de règles) ou diminution des celles-ci avec des bouffées de chaleur ; si par contre il y a toujours une sécrétion œstrogénique, les troubles sont :

  • Troubles du cycle menstruel :
    • cycle plus court ou plus long ou écoulement particulièrement très légers sur plusieurs jours (préménopause) jusqu'à une absence totale de celle-ci (ménopause)
    • diminution de la libido
    • sueurs nocturnes et matinales.
    • métrorragie (écoulement hors période des règles supposées), méno-métrorragie

Aménorrhée d'au moins 1 an liée à un épuisement du capital folliculaire ovarien. Le diagnostic de ménopause est clinique, il s'appuie par conséquent seulement sur les symptômes et signes cliniques.

Réunis sous l'appellation de climatère. L'insuffisance en œstrogènes entraîne en premier lieu :

  • Sécheresse vaginale et cutanée
  • Troubles psychologiques mineurs (dépression, asthénie, insomnie, diminution de la libido, etc. )
  • Bouffées de chaleurs, en particulier nocturnes avec des sueurs souvent associées
  • Aménorrhée définitive (arrêt définitif d'écoulement sanguin)
  • Asthénie avec insomnie
  • Accélération de la perte de densité osseuse, réalisant au maximum une ostéoporose
  • Prise de poids. En moyenne de 3 à 4 kg

Plus tard, les organes génitaux (vagin, vulve, utérus) s'atrophient, mais aussi les glandes mammaires, avec accentuation du prolapsus.

Tous ces symptômes ne sont que des inconvénients. Les risques sont l'ostéoporose (diminution de la densité osseuse : risque de fracture plus important et par conséquent réparation plus complexe et plus longue; la perte osseuse s'accentue à la ménopause) et l'augmentation des maladies cardio-vasculaires.

La prise de poids n'est pas due à la ménopause elle-même mais à la baisse importante du métabolisme de base qui intervient environ à la même période

Traitement hormonal substitutif

Depuis une trentaine d'années, il existe un traitement hormonal substitutif de la ménopause. Ce traitement sert à compenser l'insuffisance des sécrétions ovariennes d'œstrogènes et de progestérone responsables de troubles à court ainsi qu'à long terme. Il est efficace sur les symptômes de la ménopause et sur la prévention de l'ostéoporose. Théoriquement les œstrogènes ont aussi un rôle protecteur sur le cœur.

Utilisée beaucoup jusque là, il l'est nettement moins, surtout aux États-Unis depuis la publication d'une étude en 2002 mettant en avant l'absence de bénéfice en termes de maladies cardio-vasculaires et une augmentation du risque de certains cancers, de survenue d'embolie pulmonaire et d'accidents vasculaires cérébraux, dépassant le bénéfice d'un taux moindre de fracture du col du fémur[1]. Cette étude a fait l'objet d'un large débat et il n'est pas clair si elle est applicable à toute forme de traitement substitutif ou uniquement à celle qui a cours le plus fréquemment aux États-Unis. La population étudiée est , d'autre part, en particulier âgée (jusqu'à 80 ans).

L'augmentation du risque de cancer du sein liée à ces traitements a été affirmée par une publication de l'OMS[2] et a trouvé un étayage au travers la diminution de l'incidence du cancer du sein en France[3] ainsi qu'aux USA environ contemporaine de la chute des ventes des traitements hormonaux après la publication de l'étude WHI en 2002.

Chez les femmes plus jeunes (la cinquantaine), le risque de maladie cardio-vasculaire semble, au contraire, équivalent ou plus faible[4]. De même, les artères coronaires (irriguant le cœur) seraient moins calcifiées chez ces dernières[5].

La totalité de ces éléments plaide pour une durée limitée du traitement hormonal mais la durée optimale reste toujours à déterminer.

Modulateurs sélectifs des récepteurs aux œstrogènes (SERM)

Les SERM forment une catégorie de médicaments agissant de manière sélective, soit comme agonistes, soit comme antagonistes, sur les différents récepteurs œstrogéniques du corps. La sélectivité de leur interaction avec ces récepteurs leur confère une sûreté bien meilleure comparé à d'autres traitements aussi disponibles. Les Phyto-SERM forment une catégorie de SERM d'origine végétale, ce qui fait d'eux des composés toujours plus sûrs dans le cadre d'un traitement efficace. Les phyto-SERM tels que DT56a exercent un effet agoniste sur les récepteurs œstrogéniques situés dans le cerveau, réduisant ainsi efficacement les bouffées de chaleur, mais parallèlement n'exercent aucun effet sur les récepteurs œstrogéniques du sein[6] et de l'utérus [7][8], raison pour laquelle ils sont reconnus comme l'actuel traitement de premier choix des symptômes de la ménopause.

Suppléments alimentaires alternatifs

L'effet des suppléments alimentaires alternatifs dans le traitement des symptômes de la ménopause peut aller d'un soulagement modéré à significatif. On sait que certains composés d'origine végétale, nommés phytœstrogènes, exercent un effet œstrogénique sur le corps, induisant ainsi un effet, quoi que assez modéré. Les suppléments phytœstrogéniques comprennent les isoflavones de soja, le trèfle violet, l'actée à grappes (Cimicifuga racemosa) et l'igname. Soulignons que l'emploi de l'actée à grappes[9] a été associé à des effets indésirables graves sur la fonction hépatique.

  1. Women's Health Initiative Investigators, Risks and benefits of estrogen plus progestin in healthy postmenopausal women, JAMA, 2002;288 :321-333
  2. Centre mondial de recherche sur le cancer, Le programme des monographies du Circ classe les contraceptifs œstroprogestatifs et l'hormonothérapie ménopausique comme cancérogène, communiqué de presse 29 juillet 2005
  3. Baisse de l'incidence des cancers du sein en 2005 et 2006 en France : un phénomène paradoxal, Bulletin du Cancer, 2008;95 :11-5
  4. Roussouw JE, Prentice RL, Manson JE, et als. Postmenopausal hormone therapy and risk of cardiovascular disease by age and years since menopause, JAMA, 2007;297 :1465-77
  5. Manson JE, Allison MA, Rossouw, et als. Œstrogen therapy and coronary-artery calcification, N Engl J Med 2007;356 :2591-602
  6. Yoles I, Lilling G, «Pharmacological doses of the natural phyto-SERM DT56a (Femarelle) have no effect on MCF-7 human breast cancer cell-line», dans Eur. J. Obstet. Gynecol. Reprod. Biol. , vol.  130, no 1, janvier 2007, p.  140–1 [texte sur PMID lien DOI]
  7. Somjen D, Yoles I, «DT56a (Tofupill/Femarelle) selectively stimulates creatine kinase specific activity in skeletal tissues of rats but not in the uterus», dans J. Steroid Biochem. Mol. Biol. , vol.  86, no 1, juillet 2003, p.  93–8 [texte intégral texte sur PMID]
  8. Oropeza MV, Orozco S, Ponce H, Campos MG, «Tofupill lacks peripheral estrogen-like actions in the rat reproductive tract», dans Reprod. Toxicol. , vol.  20, no 2, 2005, p.  261–6 [texte sur PMID lien DOI]
  9. Vitetta L, Thomsen M, Sali A, «Black cohosh and other herbal remedies associated with acute hepatitis», dans Med. J. Aust. , vol.  178, no 8, avril 2003, p.  411–2 [texte intégral texte sur PMID]

  • Dossier La ménopause par Gilles Desaulniers (2006), gynécologue canadien

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