Migration du testicule
La migration testiculaire est le phénomène de lente descente des testicules, de l'abdomen où le testicule apparaît, jusque dans le scrotum où après l'apparition, il pourra achever de se développer à une température de 34 à 36 °C.
Catégories :
Anatomie de l'appareil reproducteur masculin - Appareil reproducteur - Système endocrinien
La migration testiculaire est le phénomène de lente descente des testicules, de l'abdomen où le testicule apparaît, jusque dans le scrotum où après l'apparition, il pourra achever de se développer à une température de 34 à 36 °C. Ce phénomène est entamé in utero dès la 20ème semaine de grossesse. Il est indispensable au bon fonctionnement des testicules et par conséquent à la reproduction.
Il arrive que la descente soit incomplète (pour un ou deux testicules), au moment de l'apparition (on parle alors de cryptorchidie ; c'est une malformation qui doit être corrigée par une opération chirurgicale avant l'age de 5 ans, et si envisageable avant 2 ans pour que le sujet ne soit pas exposé à une stérilité ou une fertilité diminuée)
Les étapes de la descente testiculaire
Formation du testicule, dans l'abdomen (comme les ovaires chez la fille)
- phase d'origine de descente intra-abdominale, dans le cœlome intra-embryonnaire. Elle se produit avant la 20éme semaine de grossesse.
- phase secondaire de passage par le canal inguinal (de la 20éme semaine à la 30ème semaine)
- phase tertiaire de descente et fixation dans le scrotum, à partir de la 30éme semaine.
Mécanismes physiologiques
On ignore toujours ce qui induit et guide exactement cette migration, mais elle semble dépendre de plusieurs facteurs qui fluctuent dans le temps.
- 1ère phase : le testicules se déplace sous la pression du liquide cœlomique et poussé par la croissance des organes adjacents, certainement sous le contrôle d'une hormone anti-mullérienne (FSH, œstrogènes).
- 2nde étape : le testicule, qui commence à produire de la testostérone, qui va contrôle le processus de "masculinisation" de l'embryon, est lentement mécaniquement tiré vers le bas par le gubernaculum testis , ligament embryonnaire liant le testicule au futur fond scrotal qui n'est qu'esquissé à ce stade). La testostérone jouerait là aussi un rôle majeur dans le contrôle de cette traction.
- 3ème étape : le gubernaculum testis achève de tirer et positionner le testicule dans le scrotum, certainement sous l'influence majeure de la testostérone, et secondairement d'autres hormones (FSH et œstrogénes).
Malformations.
Le testicule peut à l'apparition toujours être bloqué dans l'abdomen, soit sur son trajet normal, soit à proximité (il s'agit alors d'une «ectopie» testiculaire). S'il ne descend pas seul et que les deux testicules sont dans ce cas, et si le sujet n'est pas opéré, il sera stérile. 1 enfant sur 25 présente ce problème à l'apparition et chez 28% des enfants opérés d'une ectopie, l'organisme présentent des anticorps anti-spermatozoïdes (phénomène aussi constaté chez 4% de la population des pays où ce phénomène a été étudié) [1].
Dans l'ensemble des cas le sujet présentera un risque augmenté de cancer du testicule, et de moindre fertilité (pas obligatoirement à cause du blocage lui-même, mais plus certainement à cause d'une exposition du fœtus à un (ou plusieurs) perturbateur endocrinien et/ou à cause du fait que le testicule n'a pas produit la testostérone qu'il aurait du normalement produire.
Si une torsion du pédoncule spermatique est quelquefois constatée, elle doit être rapidement traitée (urgence chirurgicale éventuelle), sous peine de nécrose et mort du testicule.
Notes et références
Voir aussi