Mutilation génitale

Une mutilation génitale est une modification permanente et grave des organes génitaux humains. Le terme de mutilation sexuelle est actuellement adopté plutôt à celui de mutilation génitale tant par les organismes internationaux que par l'Académie de médecine.


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Mutilation génitale - Appareil reproducteur

Une mutilation génitale est une modification permanente et grave des organes génitaux humains. Le terme de mutilation sexuelle est actuellement adopté plutôt à celui de mutilation génitale tant par les organismes internationaux que par l'Académie de médecine[1].

Mutilations génitales féminines

Article détaillé : Mutilations génitales féminines.

Ces mutilations sont classées en quatre catégories [2] :

Mutilations génitales masculines

Les mutilations sexuelles masculines sont la castration (ablation des testicules qui rend stérile) et l'émasculation, ou pénectomie en terme médical (voir l'article eunuque) (ablation du pénis d'un homme) mais aussi d'autres modifications invasives des organes sexuels masculins rencontrées dans certaines ethnies ou régions du globe comme la subincision.

La circoncision, qui est l'ablation du prépuce du pénis est quelquefois qualifiée de mutilation sexuelle. Cependant, cette qualification de «mutilation» a été examinée au sein d'organisations mondiales comme l'ONU[3], [4], son antenne médicale, l'OMS[5] et Amnesty mondial[6], qui ne l'ont pas reconnue comme telle. L'Unicef indique que la penectomie, autrement dit l'ablation du pénis dans son intégralité, peut être comparée à l'excision, mais non l'ablation du prépuce[7].

Historique des mutilations génitales

En Rome antique, les adorateurs de la déesse phrygienne Cybèle se castraient. Le fils de la déesse, Attis, s'était castré puis ressuscité[8].

Les eunuques sont des hommes émasculés et dont le rôle était la garde des harems et épouses impériales en Orient (cité interdite). Les eunuques existent depuis le IXe siècle av. J. -C. et se perpétuent aujourd'hui en Inde, où on compte un million de Hijras, un groupe hétérogène composés d'eunuques et de transgenres[9]. Ils y ont un statut de troisième sexe.

Cette pratique orientale serait à l'origine des castrats en Occident. Au XVIIe siècle, les castrats étaient de jeunes garçons castrés avant la puberté pour prévenir la mue de leur voix et lui conserver son timbre iigu.

Motifs contemporains

Certaines mutilations sexuelles relèvent de coutumes et quelquefois de rites d'initiation ou plus simplement d'intégration sociale. Elles concernent essentiellement le sujet jeune.

Il existe aussi des cas d'automutilation sexuelle, ou de mutilation voulue par le sujet mutilé, rencontrée chez certains hommes. La secte chrétienne russe Skoptzy en apporte un exemple. D'autres cas peuvent relever de la psychiatrie, comme celui de Bernd Jürgen Brandes qui a demandé à Armin Meiwes de lui couper le pénis pour le manger.

Restauration et réversibilité

Il existe une technique de chirurgie réparatrice et reconstructive des mutilations génitales féminines servant à reconstituer le clitoris et de réorganiser anatomiquement la vulve sans pour l'instant pouvoir rendre aux zones érogènes détruites leur sensibilité. Cette technique mise au point par l'urologue Pierre Foldès[10] est inscrite à la nomenclature des actes médicaux remboursés de la Sécurité sociale française.

Les techniques de restauration du prépuce après une circoncision sont principalement non-chirugicales, par traction de la peau restante.

La vasectomie est théoriquement réversible par vasovasostomie.

Notes et références

Voir aussi

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"Photo mutilation genitale"

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