Prostate

La prostate est une large glande de l'appareil génital masculin. Sa fonction principale est de sécréter et de stocker le liquide séminal, l'un des constituants du sperme.


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Anatomie de l'appareil reproducteur masculin - Appareil reproducteur - Système exocrine - Glande

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Définitions :

  • glande à sécrétion externe et interne de l'appareil génital masculin, localisée autour de la partie d'origine de l'urètre et en dessous de ... (source : chemindevie)
  • Glande sexuelle masculine de la taille d'une châtaigne localisée directement sous la vessie. La prostate se compose des cellules glandulaires... (source : prostata-therapie)
  • glande présente seulement chez les hommes. A peu près de la taille d'une noix, elle se situe sous la vessie et devant le rectum.... (source : impact-study.co)
Appareil génital masculin : 1. Vessie 2. Pubis (os) 3. Pénis 4. Corps caverneux 5. Gland 6. Prépuce 7. Méat urétral 8. Côlon sigmoïde 9. Rectum 10. Vésicule séminale 11. Canal éjaculateur 12. Prostate 13. Glande de Cowper 14. Anus 15. Canal déférent 16. Épididyme 17. Testicule 18. Scrotum

La prostate est une large glande de l'appareil génital masculin. Sa fonction principale est de sécréter et de stocker le liquide séminal, l'un des constituants du sperme.

Chez la femme, les glandes de Skene sont quelquefois désignées comme une prostate féminine.

Représentation de la prostate de 34 : 1. Conduit déférent, 2. Ampoule du conduit déférent, 3. Vésicule séminale, 4. Conduit excréteur de la vésicule séminale, 5. Contour de la prostate, 6. Conduit éjaculateur, 7. Utricule prostatique, 8. Substance glandulaire, 9. Sphincter de l'urètre, 10. Urètre, 11. Colliculus séminal, 12. Crête urétrale

La prostate saine est approximativement de la taille d'une noix (3 cm de haut, 2, 5 cm de profondeur), de 15 à 25 g à l'âge adulte, particulièrement petite à l'apparition, c'est lors de la puberté qu'elle prend du volume. Cette glande va subir une seconde période de croissance après l'âge de 60 ans. Elle entoure l'urètre juste au-dessous de la vessie. Elle est localisée devant le rectum et une partie, qu'on soupçonnerait être un «point G masculin», peut être sentie pendant un examen rectal.

L'urètre masculin a deux fonctions : évacuer l'urine au cours de la miction et transporter le sperme pendant l'éjaculation. C'est au sein de la prostate que se fait la jonction entre l'urètre venant de la vessie, le canal déférent et la vésicule séminale. Ces dernières se jettent en premier lieu dans les canaux déférents qui prennent alors le nom de canaux éjaculateurs. Ces canaux vont ensuite se jeter dans l'urètre prostatique sous le veru montanum.
Le sphincter strié qui se trouve sous la prostate et autour de l'urètre, aide en se contractant à la vidange des glandes.

Le sperme se compose des spermatozoïdes et du fluide séminal ; à peu près 10-30 % du fluide séminal est produit par la prostate, le reste est produit par la vésicule séminale. La prostate contient aussi un muscle qui aide à expulser le sperme pendant l'éjaculation. Pour fonctionner correctement, la prostate a besoin d'androgènes (hormones masculines). Les androgènes sont responsables des caractères sexuels masculins. L'androgène principal est la testostérone, qui est produite essentiellement par les testicules.

L'examen de la prostate par un médecin s'effectue avec un toucher rectal. Le médecin introduit un doigt, protégé d'un doigtier lubrifié, dans le rectum du patient. La prostate peut ainsi être palpée par sa face postérieure. Sa taille en est appréciée et un nodule peut être détecté. L'examen est indolore et sans danger.

La concentration sérique de l'antigène prostatique spécifique (PSA) est augmentée en cas de cancer de la prostate mais également dans certaines pathologies bénignes.

L'échographie prostatique utilise les ultrasons et leur réflexion pour obtenir une image. La sonde émettrice et réceptrice lubrifiée est introduite dans le rectum du patient et sert à visualiser ainsi la prostate. Cet examen est , en règle générale, indolore et sans danger. Il sert à visualiser la glande, d'évaluer son volume, de rechercher des zones anormales (mais avec une sensibilité médiocre ; de l'ordre de 30 %).

Dans le cadre du cancer, l'échographie peut visualiser des anomalies de la paroi prostatique qui aident à stadifier la maladie. Aussi, la grande majorité des biopsies prostatiques sont effectuées par voie transrectale avec l'échographie qui guide exactement les prélèvements. Ces prélèvements (10 à peu près) ont l'avantage de se faire sous anesthésie locale. Ils sont peu ou pas douloureux et particulièrement bien supportés.

L'échographie abdominale permet aussi de visualiser les reins, les bassinets et les uretères pour voir le retentissement de l'obstacle prostatique en amont. Elle permet aussi de mesurer un éventuel résidu vésical après miction (ou «résidu post mictionnel») particulièrement habituel dans les hypertrophies obstructive de la prostate (adénome).

On peut essayer de quantifier l'obstacle secondaire à l'hypertrophie prostatique (section Adénome ci-dessous) par un bilan urodynamique, en mesurant la pression intravésicale (dans la vessie) par l'introduction d'une petite sonde. On peut de même évaluer le débit et la force du jet d'urine.

La radiologie est passée au second plan depuis l'avènement de l'échographie dans l'exploration de la prostate. L'injection intraveineuse d'un produit iodé lors d'une UIV (Urographie intra veineuse) sert à visualiser la totalité des voies urinaires et de détecter une empreinte prostatique au col de la vessie si l'organe est augmentée de volume. Cet examen est soumis aux risques de toute injection de produits de contraste iodés : problèmes d'allergie et insuffisance rénale.

Imagerie par résonance magnétique

L'IRM est un examen de choix pour l'ensemble des explorations de la prostate, essentiellement pour le bilan d'un cancer de prostate, qu'il soit connu ou occulte (patients présentant une suspicion clinique ou biologique de cancer, mais avec une ou plusieurs séries de biopsie négative). Dans certains centres, on réalise même l'IRM avant les biopsies prostatiques pour perfectionner leur rendement. On peut aussi utiliser l'IRM pour décrire certaines malformations (rares) intéressant la prostate. L'exploration par IRM s'effectue avec une antenne spécifique positionnée soit dans le rectum du patient (à l'instar de l'échographie), soit autour du bassin (antenne pelvienne). Dans le premier cas, l'étude de la prostate peut bénéficier d'une étude métabolique par spectroscopie RMN (SRMN) [1] ; dans l'autre, l'étude de la perfusion prostatique après injection d'un produit de contraste[2] ou l'imagerie de diffusion perfectionnent sa performance.

Article détaillé : Hypertrophie bénigne de la prostate.

L'adénome de la prostate est une tumeur bénigne ; c'est une entité anatomo-pathologique qui correspond à la présence de nodules fibro-épithéliaux dans le stroma. Il touche 80 % des hommes de plus de 50 ans et correspond au vieillissement du tissu prostatique. Cette condition est connue comme hypertrophie bénigne de la prostate (ou hyperplasie bénigne de la prostate) et peut être traité avec des médicaments ou grâce à la chirurgie (ablation d'une partie de la prostate). Ce type de chirurgie aujourd'hui est généralement exécuté avec un long instrument introduit par l'urètre, le résecteur, qui permet d'introduire un courant électrique (monopolaire ou bipolaire), ou une fibre «laser» qui minimise le saignement, sans avoir recours à une incision externe.

Article détaillé : Prostatite.

Une prostatite est une inflammation de la prostate. Si la prostate se développe trop, elle peut resserrer l'urètre et ainsi perturber l'écoulement de l'urine. Cela rend la miction complexe et douloureuse et dans des cas extrêmes totalement impossible.

La prostatite est traitée avec des antibiotiques, le massage de prostate ou la chirurgie. Chez des hommes âgés, ce trouble est habituel.

Article détaillé : Cancer de la prostate.

En France, le cancer de la prostate est le cancer le plus habituel chez l'homme de plus de 55 ans, après le cancer du côlon (plus de 60 000 nouveaux cas en 2005).

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